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La transition énergétique pour l’indépendance énergétique

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La transition énergétique pour l’indépendance énergétique

Tribune libre de Damien Nicolas, militant du Front National de la Jeunesse de Lille et coordinateur régional du Collectif Marianne 

L’énergie et la transition énergétique plus particulièrement sont des domaines cruciaux du siècle à venir. Elément géopolitique de premier ordre, elle est source de conflits dans de nombreux pays du fait de la demande accrue, mais également source d’enjeux pour les dirigeants politiques : la demande croissante en Chine dont la consommation augmente de 4% par an depuis 10 ans, cause l’incertitude sur les capacités des hommes à exploiter sans limites les ressources fossiles, épuisables. Les sources sérieuses indiquent que d’ici 2050 et 2065, le pétrole et le gaz disparaîtront des gisements connus à ce jour. Ce chiffre, bien que frémissant, ne peut nous plonger dans l’angélisme. Il faut continuer à produire, innover et consommer pour vivre et améliorer encore nos conditions sociales et celles des autres. L’accès à l’énergie est la condition sine qua none de l’augmentation de la productivité des pays en développement et émergents ; de l’augmentation des rendements agricoles pour une population mondiale qui dépassera les 9 milliards d’ici le milieu du siècle. Enfin, l’énergie est vitale pour la circulation rapide des individus, des marchandises et de l’information.

Le développement des hommes, qui passe par leur urbanisation, va accroître les demandes en énergie dans les décennies et le siècle à venir. À titre d’exemple sur les modifications futures, la Chine vient de franchir le cap d’un habitant sur deux vivant en ville, une donnée qui laisse songeur lorsqu’on sait que les pays développés tournent autour de 70 à 90% d’urbanisation, 86% pour la France (Insee, 2012). Aujourd’hui, on estime à 1,6 milliard le nombre d’individus dont l’accès à l’électricité est précaire voire inexistant sur Terre.

Si les pays du Sud manquent cruellement de ressources tandis que les demandes explosent, les pays du Nord envisagent quant à eux, la transition énergétique et la modification de leur gestion de ces ressources. Les progrès effectués dans ce secteur sont considérables depuis deux décennies. La baisse des coûts de production et l’augmentation des capacités de productions nous permettent d’envisager de nombreuses découvertes technologiques capables de répondre cette fois au problème majeur que suppose cette transition renouvelable : comment répondre aux besoins lorsqu’il n’y a pas de soleil ou pas de vent ? Comment stocker l’électricité produite lorsque, pour les barrages hydroélectriques, la moitié de l’année sert à remplir le lac ?

L’abandon de la production nucléaire sur laquelle la France a fondé son indépendance durant les Trente Glorieuses doit être envisagé sereinement, sans précipitation vers des investissements durables, certes, mais dont la recherche et l’innovation peuvent encore faire baisser les coûts d’exploitation. La transition énergétique doit se faire, mais elle ne doit pas l’être sans considération du pouvoir d’achat des Français dont la part du revenu consacrée à l’énergie ne cesse de croître.

Comment imaginer le monde de demain progressivement amputé de ses ressources houillères ? La « voiture propre » électrique, est la grande absente des discussions au Parlement européen. Quid des grands projets économiques à mener en concertation avec nos voisins plutôt que de pratiquer l’austérité généralisée par l’hyper-structure ? À l’image de ce que fût Airbus, lancé sans l’aide de la monnaie unique qui freine toute idée d’accords économiques majeurs pour l’avenir, les futurs projets d’économie propre n’auront pas besoin de l’aval de nos technocrates. La voiture électrique, si elle devient l’apanage des bobos-ministres citadins n’est pour l’heure, pas accessible à la majorité des Français par son coût trop élevé. Les problèmes liés à l’autonomie bien trop courte (environ 200 kilomètres maximum) doivent faire l’objet de recherches et d’aides au développement accrues, bien plus utiles à cette heure pour les performances futures de la voiture et donc, pour son attractivité. Pourquoi vouloir financer l’achat de véhicules dont la recharge n’est pas assurée ?

La transition énergétique n’est pas une course que doit gagner un parti politique. L’histoire nous le prouve. Bien avant Les Verts ou les annonces de la ministre de l’Ecologie madame Royal, Charles de Gaulle avait demandé la construction de la plus grosse usine marémotrice chargée de dynamiser la Bretagne et de lui fournir l’énergie nécessaire à son développement. Cette usine restait la plus grosse du genre jusqu’en 2011.

Si la transition énergétique permet de créer de nouveaux emplois, il ne faut pas oublier de la confondre avec le besoin d’indépendance énergétique qui nous mettrait à l’écart des probables conflits mondiaux liés aux énergies. La transition énergétique est vitale, notamment pour baisser le déficit commercial de la France, dont 80% est imputable à la facture énergétique.

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