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Edito du lundi 20/10/2014 : « Annabelle », un cinéma abrutissant pour un public effrayant

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Edito du lundi 20/10/2014 : « Annabelle », un cinéma abrutissant pour un public effrayant

Edito du Front National de la Jeunesse : 

Depuis sa sortie, le film d’épouvante Annabelle ne cesse d’agiter les salles de cinéma et l’équilibre émotionnel de ses spectateurs. Etonnement, la responsabilité n’est aucunement portée par l’inintérêt total d’un scénario déjà connu de tous avant même sa projection, mais doit être, en réalité, attribuée aux scènes de chaos civil que produit son public. Que ce soit à Evry, à Marseille, à Strasbourg, ou bien même encore à Maubeuge, chaque séance aboutit sur les mêmes résultats : insultes, dégradations, agressions, affrontements entre « jeunes » et forces de l’ordre, règlements de comptes, etc … Pour se protéger, plusieurs salles de cinéma aux quatre coins du territoire ont pris la décision de ne plus projeter le film d’horreur.

Mais cette mesure n’est que la moindre réaction aux conséquences d’une situation et d’un phénomène quotidiens devenus explosifs. Ces faits de violences et de désordres civils ne sont, en effet, pas tombés du ciel ! A vrai dire, ils résultent de trois facteurs complémentaires :

  • Les comportements et les attitudes égoïstes du public, qu’exacerbent une société multiculturelle et donc multi-conflictuelle, un individualisme triomphant sur tous les plans, la déconstruction de l’Ecole et du cercle familial, ainsi que l’échec patent du « vivre-ensemble« , qui sans le principe fondamental de « savoir-vivre« , n’est plus rien.
  • L’absence ou l’insuffisance des sanctions pénales et judiciaires appliquées contre les auteurs d’incivilités et contre la petite délinquance. En adoptant, depuis trop longtemps, un laxisme et une tolérance récurrents face à l’intolérable, les gouvernements ont successivement rendu possible que des petits caïds fassent la loi, où ils veulent, quand ils veulent, contre qui ils veulent, en toute impunité.
  • Le développement d’une industrie cinématographique gigantesque, anonyme, « qui [a] tué les cinémas de quartier à grands coups de multiplexes et enchaîne à présent les projections de blockbusters « surmarketés » qui prennent leurs spectateurs pour des débiles (…) le cinoche fast-food« [1]. La mise à mort réelle de cinémas à tailles humaines a ainsi permis la projection de films dans des salles de 200 à 500 personnes. Qui dit mieux ? Comment s’étonner, alors, des effets de la perte de contrôle d’un public aussi important ?

Face à cet ensauvagement des comportements individuels, et dans l’intérêt même de ce septième Art qu’est le Cinéma, nous incarnons, aujourd’hui, cette jeunesse française, belle et rebelle, qui refuse de se soumettre à la montée des égoïsmes, qui représente cette nouvelle génération dont sont et seront fières celles qui nous précèdent, cette génération qui milite pour la préservation d’un « vivre-ensemble » intrinsèquement lié au « savoir-vivre« .

[1] Alexandre COSTE, dans « Annabelle : un film déprogrammé pour cause de… public trop stupide ! ». Article paru dans Marianne, le 14/10/2014 : http://www.marianne.net/Annabelle-un-film-deprogramme-pour-cause-de-public-trop-stupide-_a241890.html

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