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L’heure de soumission d’Asselineau

L’heure de soumission d’Asselineau

François Asselineau, cet énarque qui a été haut fonctionnaire pendant des décennies au service de différents gouvernements (gouvernement Balladur, gouvernement Juppé, directeur du cabinet de Pasqua…), a récemment été invité sur France 2 dans l’émission « On n’est pas couché » de Ruquier (qui, rappelons-le, refuse d’inviter Marine Le Pen en dehors des campagnes électorales, quand il y est contraint).

Son programme est simple : il souhaite sortir de l’UE, de l’Euro et de l’OTAN.

Lors de cette émission, il est apparu clair que la principale préoccupation d’Asselineau fut de se démarquer du Front National, afin de s’éviter les foudres de l’orage moralisateur, rampant face à la télévision pour que celle-ci veuille bien l’accepter, en expliquant avec un charisme « mégretiste » et une arrogance inappropriée aux téléspectateurs, grâce à des calculs politiques à rendre jaloux les pires complotistes, pourquoi le Front National était « dans le système ». C’est bien connu, la caste politico-médiatique et la finance internationale subventionnent le FN.

Il est évident qu’en souhaitant assimiler le FN aux réels partis du système que sont l’UMP, l’UDI, le Modem, le PS, les Verts, le FDG, etc., ce rebelle né à 50 ans (il lui aura fallu du temps pour se rebeller !) souhaite simplement récupérer l’électorat frontiste : ce parti étant le seul à souhaiter sortir des institutions mondialistes comme l’UE ou l’OTAN, son « segment » électoral se trouve donc forcément dans l’actuel et futur électorat frontiste.

Une chose qui saute aux yeux, c’est qu’Asselineau n’a peut-être pas saisi que l’on ne décidait pas de devenir un homme politique. Soit la nature nous en donne les moyens, soit on reste dans l’ombre. Ne devient pas un tribun qui veut. La nature n’est ni égalitaire ni démocrate.

Asselineau se plaignait notamment du manque de visibilité médiatique, rejetant donc éternellement la responsabilité d’un échec sur le « système », sur les médias, en ne remettant jamais sa démarche en cause. On n’ouvrait pas les portes médiatiques à Jean-Marie Le Pen tous les quatre matins (une seule émission par an dans les années 80 : l’heure de vérité), ce qui n’empêcha pourtant pas le tribun nationaliste de faire grimper le Front National à plusieurs millions d’électeurs. Puis, ajoutons que lorsqu’on l’invitait, comme on invite aujourd’hui sa fille, ça n’est jamais avec le tapis rouge : c’était pour le descendre. Il fallait bien faire de l’audimat car un Le Pen est une bombe médiatique, certes, mais Le Pen père et fille ont su et savent comment « manipuler » l’outil médiatique. Alors, avec les moyens technologiques d’aujourd’hui, via internet notamment, M. Asselineau devrait déjà avoir acquis des millions de fans !

L’Union Populaire Républicaine, le groupuscule (ce n’est pas un jugement, c’est un fait) qui n’a pas atteint les 0,5% lors des dernières élections européennes, mouvement présidé par Asselineau, est présent en masse sur les réseaux sociaux. Ces derniers pensent que là se trouve la clef de leur développement imminent, qui ne saurait tarder dès lors qu’Asselineau aura enfin réalisé son premier feu d’artifice médiatique !

Ce que les militants de ce groupuscule ne comprennent pas (et ne comprendront probablement jamais), en voulant récupérer l’électorat frontiste, est que les électeurs de l’actuel premier mouvement de France, le FN, ont pour principale préoccupation la défense de leur identité…et cela n’est pas un crime !

Sortir de l’Union Européenne ou de l’OTAN ne doit être qu’une étape dans la récupération de notre souveraineté, afin de pouvoir par la suite sauver notre identité, par l’arrêt de l’immigration (seul phénomène dont les conséquences sont irréversibles) et, à long terme, une remigration. Sortir de l’Union Européenne n’est pas une fin en soi, ça n’est là que la première étape, dans la longue sortie de l’idéologie mondialiste, qui est institutionnelle, mais également politique, économique, sociale, sociétale, culturelle, philosophique…


Hors, la dimension « identitaire » de l’UPR, non seulement n’existe pas, mais apparaît de surcroît comme leur principal ennemi : le FN serait un sale parti raciste ! Ce parti volerait leur programme en y ajoutant leur sauce épicée de racisme ! Le groupuscule anti-système qui utilise la rhétorique de terrorisme intellectuel…du système.

Seulement, n’en déplaise à ce sympatique mouvement, il s’avère que Madame Parisot (MEDEF), Madame Fourest (militante « féministe » et « antiraciste »), Sarah Proust (PS), Alexis Corbière (FDG) ou NKM (UMP) n’ont pas écrit de livres propagandistes sur le danger anti-système Asselineau, mais bel et bien sur Marine Le Pen et le Front National.

François Asselineau, c’est la révolution gentille, c’est celui qui réussit à faire sourire les médiats lorsqu’il explique vouloir gouverner la France, quand Marine Le Pen leur fait peur.

 



Alexandre Pallares, conseiller municipal d’Ormesson-sur-Marne (94)

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