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Édito du FNJ : Le 18 juin : des mots historiques d’insoumissions pour guider la jeunesse

Édito du FNJ : Le 18 juin : des mots historiques d’insoumissions pour guider la jeunesse

Julien Rochedy, président du FNJ

Julien Rochedy, président du FNJ

Le 18 juin est une date particulière dans l’Histoire de France. Elle correspond à deux moments terribles dans lesquels la patrie était battue, angoissée et en grand danger. Au soir du 18 juin 1815 ou au matin du 18 juin 1940, il fallait être profondément patriote pour croire encore en la France : un rêve, un empire, une révolution s’évanouissaient il y a deux cent ans face aux troupes anglaises et prussiennes sur une morne plaine de Belgique, et la France allait certainement se faire envahir dans les jours qui allaient suivre ; et il y a un peu plus de soixante dix ans, l’armée française était vaincue, le territoire envahi et le gouvernement, capitulant, s’apprêtait à collaborer.

De prime abord, cette date ne semble pas être très chanceuse à la France et aux Français ; elle nous rappelle des périodes sombres au goût de défaites et de soumission. Et pourtant, en ces temps malheureux pour la patrie vécurent et parlèrent des hommes qui, par leur geste et leurs mots, montrèrent qu’en toutes circonstances – y compris les plus désespérées – il reste à tous cœurs français courageux de l’espoir. Dans notre époque qui, à bien des égards, nous dévoile une France déprimée, desséchée et soumise, il est bon de se remémorer qu’il est toujours possible de croire en l’avenir en appelant, comme De Gaulle, à la résistance et à la liberté, et en disant à nos adversaires, comme Cambronne, qu’un Français ne se soumet jamais.

Le 18 juin 1815, au terme de la bataille de Waterloo qui dix fois aurait pu tourner à notre avantage, les Français comprirent qu’il en était hélas fini de l’épopée napoléonienne, que la France allait se faire envahir à nouveau par ses ennemis et que la Révolution allait être balayée par un Roi qui rentrerait en France dans les fourgons de l’étranger. L’hallali sanguinaire commençait : les prussiens et les anglais se jetaient sur les troupes françaises qui se débandaient pour toutes les massacrer, quand soudain un général se mit à la tête des vieilles troupes de la garde pour couvrir la retraite de l’armée. C’était alors consentir à un véritable sacrifice, exemple merveilleux d’abnégation, car pendant que le dernier carré de grenadiers allait tenter de focaliser les troupes ennemies sur lui, les autres soldats pouvaient fuir. Les anglais, à plusieurs reprises, sommèrent leur général de se rendre, et à chaque fois Cambronne leur répondit par ces mots restés célèbres : « la garde meurt mais ne se rend pas ! » auquel il ajouta un retentissant « merde ! ».

Le 18 juin 1940, le Général De Gaulle fait un constat accablant. La France est occupée et toutes les autorités cherchent désormais à collaborer avec l’occupant. L’Assemblée Nationale (à majorité de gauche) a voté les pleins pouvoirs au maréchal Pétain qui a explicitement fait de la collaboration son programme. De Gaulle, de Londres, n’en adresse pas moins un message radiophonique aux Français : La France, dit-il, a perdu une bataille, mais elle n’a pas perdu la guerre. Les Français peuvent encore prétendre à la liberté s’ils résistent et s’unissent. « Notre Patrie est en péril de mort, luttons tous pour la sauver. Vive la France ! ». Ces mots ne resteront pas lettre morte. Après la capitulation allemande, ils auront permis que la France s’asseye à la table des vainqueurs et maintiennent son rang dans le monde.

S’il fallait, en des temps troubles et de grands périls pour la France, s’inspirer du passé, c’est dans les mots de Cambronne et du Général De Gaulle que nous, jeunes patriotes, irions chercher la force de continuer à nous battre. Tous Français doit savoir dire « merde » à tous ceux qui cherchent à le détruire ; tout Français doit savoir dire que la France ne se rend jamais à tous ceux qui rêvent de la voir soumise ; tout Français doit croire en l’avenir et savoir que la France peut perdre des batailles et son rang pendant un certain temps, mais qu’une telle situation n’est que passagère et qu’il ne dépend que de notre furieuse passion pour la liberté et notre capacité de résistance pour la voir s’achever.

Nous jeunes patriotes, ces mots nous ne les oublierons jamais, et nous les oublierons d’autant moins que nous trouvons aujourd’hui leurs échos dans les paroles d’une femme qui porte nos espérances et notre foi en notre patrie. Ce sont les paroles de Marine : « Oui la France ! »

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