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Réforme territoriale : réaction de Marine Le Pen

Réforme territoriale : réaction de Marine Le Pen

Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National

La réforme territoriale présentée par François Hollande cache très mal ses éventuels avantages alors que ses graves inconvénients sont évidents :

– La création de grosses régions sur le modèle allemand des Länder, vieille revendication de l’Union européenne encore réitérée dans ses recommandations à la France publiées hier, est une menace pour l’unité nationale et l’indivisibilité de la République. Rapidement, les grands féodaux à la tête de ces grosses régions sans cohérence se lanceront dans une nouvelle course aux compétences et seront sollicités pour discuter directement avec Bruxelles, passant outre l’échelon national.

– L’approfondissement de la décentralisation à travers ces grosses féodalités sera coûteuse pour les finances publiques. Personne n’est capable de justifier les économies avancées. En revanche, comme à chaque étape de la décentralisation, on sait que les nouvelles collectivités seront tentées d’affirmer leur existence et leurs compétences nouvelles par une fuite en avant dans les dépenses obligatoires, non obligatoires et de promotion publicitaire.

– Enfin, la naissance d’immenses territoires régionaux, conjuguée à la disparition annoncée des départements, sera un dangereux accélérateur de la désertification rurale. La concentration des activités dans les nouvelles capitales régionales se fera au détriment de nos campagnes et des villes moyennes de nos départements. Cette réforme est donc un mauvais coup porté à un aménagement équilibré du territoire national, au détriment de la ruralité française et au bénéfice de quelques grosses métropoles.

Pour ces différentes raisons, un référendum s’impose naturellement.
La réforme que nous demandons suit une logique très différente : elle doit reposer sur le triptyque commune, département, Etat nation. Les gabegies liées aux intercommunalités doivent être fermement combattues et celles-ci n’ont aucune raison de continuer à exister quand le département peut déjà assurer la coordination entre les communes.
La région doit rester à taille humaine et se limiter à une simple action de coordination entre les départements. Elle ne doit donc plus avoir d’élus propres, et différents organismes régionaux très coûteux, tels que les Conseils économiques et sociaux régionaux, doivent disparaître.
Ses compétences de proximité, comme la gestion des lycées, doivent revenir aux départements, alors que ses compétences stratégiques, comme les transports régionaux, aller à l’Etat.

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