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Edito du FNJ (12/05/2014) : Les mensonges de l’UMPS sur l’Union Européenne : celle-ci est un régime, pas un gouvernement.

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Edito du FNJ (12/05/2014) : Les mensonges de l’UMPS sur l’Union Européenne : celle-ci est un régime, pas un gouvernement.

 

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Par Julien Rochedy, Directeur National du FNJ.

Au sujet de l’Europe, les politiciens de l’UMPS ne font que mentir, ou, s’ils ne mentent pas, c’est qu’ils ne savent pas, ce qui revient à devoir les considérer comme des imbéciles et des incompétents. Ils disent contre Marine Le Pen (qu’ils ont bien déterminé, à droite comme à gauche, comme leur principal adversaire) qu’il appartient aux députés européens de modifier l’orientation de l’Union Européenne, notamment en choisissant un président de la commission européenne. Les porte-paroles du PS racontent ainsi qu’une majorité « de gauche » au parlement européen qui pourrait conduire M. Schulz, membre du SPD allemand, à prendre la tête de la commission, imprimerait une trajectoire plus « sociale » à l’UE. A contrario, les membres de la droite française racontent aux Français que la préservation de la majorité chrétienne-démocrate au parlement européen, qui enverrait M. Juncker à la présidence de la commission, ferait que l’Europe continuera de s’armer pour faire face aux défis de la mondialisation.

Dans les deux cas, c’est faux, et ce pour une raison très précise : l’Union Européenne est un régime, pas un gouvernement.

En somme il ne s’agit pas, comme dans une République, de changer de majorité pour changer de politique, car la politique de l’UE est déjà inscrite dans les différents Traités qui ont été signés jusque là.

Du Traité de Rome au Traité de Lisbonne en passant par l’Acte Unique et le Traité de Maastricht, il est clairement établi que l’UE doit mettre en œuvre une politique libérale d’ouverture des frontières et de dérégulation. La commission européenne n’est là uniquement que pour appliquer cette politique.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons affaire à des commissaires et non à des ministres, le terme « commissaire » renvoyant à des hommes chargés d’appliquer une politique, non d’en décider une, un peu comme à l’époque des commissaires politiques soviétiques qui devaient appliquer la politique communiste, laquelle n’était pas décidée mais découlait soi-disant du matérialisme historique.

L’Union Européenne est par nature un régime technocratique fondé historiquement sur des principes ultra-libéraux. Il est donc mensonger de dire que l’on peut la changer : on ne peut que l’abolir comme on abolit une monarchie ou une dictature au profit d’un autre régime.

Les hommes politiques de l’UMPS mentent ainsi sciemment aux Français en racontant que d’autres orientations possibles de l’Union Européenne sont possibles selon la couleur politique majoritaire du Parlement. Les eurodéputés qui valident par principe l’Union Européenne, quelles que soient leurs sensibilités, sont condamnés à devoir appliquer une politique déjà déterminée par tous les Traités.

Changer l’orientation de l’Europe n’est donc possible qu’en changeant de régime, et donc, en abolissant l’UE. Pour ce faire, il faut envoyer au Parlement Européen un maximum de députés européens souverainistes et patriotes qui eux ne la valident pas par principe. Une fois majoritaire à Strasbourg, ils pourront alors procéder démocratiquement à ce changement de régime en faveur d’une véritable Europe.

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