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Edito du FNJ (16/02/14) La France caniche et contente

Julien_Rochedy

Edito du FNJ (16/02/14) La France caniche et contente

Par Julien Rochedy, Directeur National du Front National de la Jeunesse.

Par Julien Rochedy, Directeur National du Front National de la Jeunesse.

Toute l’élite française était en pamoison cette semaine. Les médias bavaient à l’antenne. Les hommes politiques de l’UMP étaient jaloux, ceux du PS avaient un véritable orgasme. C’est que le président de la République Française était reçu par le président des Etats-Unis d’Amérique. Pour un séjour d’Etat en plus, quelque chose de rare. Summum de la gloire. Hollande n’en a pas dormi pendant une semaine. Il a même perdu deux kilos le jour où Obama lui a proposé, parait-il. Les journalistes français qui pouvaient accompagner le président dans son voyage ont fait la queue devant le service de presse de l’Elysée des jours durant pour être retenus. La République retint son souffle : elle était reçue par son maître.

Ca fait quelque chose de bizarre d’observer de telles scènes quand on est issu d’une Tradition politique qui a, comme de mise, une certaine idée de la France, qui ne peut l’imaginer que libre, indépendante et fière. Disons les choses clairement : ça fait mal. Surtout quand on a en mémoire que les Etats-Unis se sont fait pincer, il y a quelques mois à peine, pour l’espionnage à grande échelle qu’ils commettent sur le sol européen. Ou quand on a en mémoire le Traité transatlantique qui va nous faire un mal fou. Ou encore leur politique monétaire qui est, de toutes, la véritable cause des crises financières qui s’abattent sur le monde. Ou, enfin, de leur politique étrangère, si contraire aux intérêts de la France. Ca fait mal de savoir tout cela et de voir toute l’élite Française être heureuse au possible de venir se blottir contre le grand frère américain.

Celui-ci sait ce qu’il fait, d’ailleurs. Obama l’a dit : la France, avec la Grande-Bretagne, est « une de ses filles ». Et nous sommes aujourd’hui une fille obéissante, et non-contente d’être obéissante, nous faisons en plus du zèle pour se faire remarquer par notre cher papa. Ainsi a-t-on vu dernièrement la France se montrer encore plus agressive que les Etats-Unis à l’égard de la Syrie, de l’Iran et de la Russie. Et parce qu’on a bien bossé, qu’on a bien fait nos devoirs, le patron invite son employé à bouffer, ou le papa sa fille au bal : telle est la seule interprétation possible de ce voyage qui ne consacrait aucunement la grandeur française, mais plutôt sa servilité extrême inaugurée depuis l’ère Sarkozy.

Non pas que les Etats-Unis ne soient pas nos amis, mais ils ne sont pas que cela, et toute réflexion géopolitique un peu sérieuse et courageuse nous le révèle. A nous mettre invariablement dans ses roues, nous la servons mais nous ne nous servons pas. Le rôle de la France en relations Internationales est d’être un pivot entre les puissances, une troisième voie, et si elle doit être alliée des Etats-Unis, elle doit être une alliée critique et indépendante. C’est le souhait de Marine Le Pen, et il faut croire qu’elle est désormais la seule en politique à l’avoir.

Pitoyables, à ce titre, ont été les journalistes français. Pendant qu’ils faisaient des « selfies » à la maison blanche, Obama menaçait les patrons français et disait vouloir accélérer la mise en place du Traité transatlantique, qui va détruire toutes nos normes sociales et écologiques. Mais ces journalistes étaient trop contents de se prendre en photo dans le château du maître, et trop polis pour écrire dans leurs papiers les desideratas et les injonctions de ce même maître. Mais quelle pitié ! Que s’est il passé en France ces quarante dernières années pour que la servilité contente d’elle-même ait submergé tout notre caractère ?

Nous savons nous quoi faire pour rendre à la France son caractère, car ce caractère porte un nom : Marine Le Pen.

 

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