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Édito du FNJ du 23/11/13 : Des leçons pour les bien-pensants

Jujul

Édito du FNJ du 23/11/13 : Des leçons pour les bien-pensants

jujul

Les journalistes de Libération, pour qui bien souvent « l’insécurité n’est qu’un sentiment », ont dû le ressentir fortement cette semaine avec le tireur qui s’est amusé à terroriser différents médias, allant jusqu’à blesser gravement un photographe. Partout les cloches de la République se sont mises à sonner, évoquant, pêle-mêle, le climat inquiétant de ces derniers mois, la brutalisation du débat public et la mise en danger des représentants les plus intouchables de notre démocratie, à savoir les journalistes. Faisant subrepticement – ou parfois même clairement – un lien entre ces attaques contre les instances médiatiques et la prétendue montée du racisme en France et l’air séditieux qui grogne parmi la population, beaucoup de commentateurs professionnels et politiques, flairant la bonne indignation, ont secrètement espéré que le tireur fut un représentant de cette « extrême-droaate » qu’ils fantasment. Quel aurait été l’aubaine pour eux de pouvoir mettre dans un même sac des assassins en puissance avec tous ceux qui contestent leur système !

Pas de bol. Le tireur « fou » n’était pas un représentant de cette « France moisie » qu’ils abhorrent. Il s’appelle Abdelhakim Dekhar (et ils ont eu beau chercher, ca ne fait pas trop Français de souche…) et est d’extrême-gauche. Les cloches républicaines ont cessé de sonner d’un coup. Finis les débats sur la République en danger et sur le climat « nauséabond ». Décidemment le sort s’acharne sur ces belles âmes : eux qui ne songent qu’à jouer aux petits résistants contre le « fascisme », voilà que celui-là est encore une fois absent, inexistant. Ah ! Les pauvres !

Les mêmes qui attendaient tant leur fou furieux d’extrême-droite qui n’est pas venu se sont réjouis de la victoire de l’équipe de France contre l’Ukraine pour les barrages de la coupe du monde. Enfin, ce n’est pas exactement la victoire au match retour de l’équipe de France qui les a emballée, mais plutôt la victoire d’une équipe métissée, diverse, aux origines multiples et surtout africaines. Les réactions furent fabuleuses de racisme à l’envers : si la France a gagné, c’est grâce à ses citoyens d’origine immigrée… Ben voyons ! Alors si on dit que la France est devenue une équipe de foot secondaire et souvent minable à cause des problèmes de communautarismes, d’intégration et de désamour de l’équipe pour la France, alors là c’est du racisme caractérisé, ça on n’a pas le droit de le dire. Quelle hypocrisie !

A côté de ça, la victoire de l’équipe d’Algérie a donné lieu à des scènes proprement hallucinantes dans différentes villes françaises. Des centaines de supporters (peut-être des milliers) arborant des drapeaux algériens se sont donnés en spectacle, laissant éclater leur joie et prouvant par là même qu’il existe en France des Français de papiers et non de cœur. Quelle surprise ! Ce que nous disons depuis des années, certains semblent à peine commencer à l’apercevoir.

Marre donc, cette semaine, de tous ces hypocrites bien pensants qui déforment et fantasment la réalité pour la souder au mieux à leur idéologie mondialiste. Non messieurs, il n’y a pas de méchants d’extrême-droite en mesure de renverser la République. Non messieurs, l’équipe de France ne gagne pas parce qu’elle est immigrée. Non messieurs, les supporters en France de l’Algérie ne sont pas « des Français comme vous et moi. ». Alors, peut-être bien que toutes ces vérités ne vous font pas plaisir, mais mesurez que plus vous les dénierez, plus les maux qu’elles caractérisent empireront, jusqu’au jour où il sera trop tard.

Par Julien Rochedy, Directeur national du FNJ. 

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