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Édito du FNJ du 8/11/2013 : Des sangliers pas contents du tout

Jujul

Édito du FNJ du 8/11/2013 : Des sangliers pas contents du tout

jujul

Une nouvelle insolite n’a pas manqué d’attirer notre attention cette semaine : un sanglier aurait quitté la France à la nage pour rejoindre les Iles normandes, accomplissant ainsi une véritable prouesse pour s’évader des forêts françaises. Il est vrai que, de nos jours, les forêts françaises ne sont plus très sures pour les sangliers gaulois. Le paon Valls a beau fanfaronner devant les journalistes en faisant la roue trois fois par jour, cela ne parvient pas à dissimuler ses graves échecs en la matière. Et puis il faut dire qu’il n’y a plus beaucoup de boulot dans les forêts françaises, celles-ci ayant été mises en coupe réglée par l’Union Européenne, dominée comme elle l’est par la forêt noire allemande et subissant les intempéries de la finance anglo-saxonne. Alors, cette semaine, les sangliers gaulois qui sont restés sur place ont arboré un bonnet rouge, celui d’une révolte qui ne fait que commencer.

Sans rire, les nouvelles sociales et économiques de la semaine furent encore désespérantes. Nouveaux plans sociaux et nouvelles crises (Fagor, la Redoute, SG etc.), nous assistons à la plus grande déforestation de nos emplois depuis des années et des années. Peut-être qu’au niveau économique, la France n’a jamais autant reculé en période de paix. Car des effondrements, nous en avons déjà connu ; mais c’étaient bien souvent des conséquences de guerres et de désastres. Là, non. Le désastre est celui de ceux qui nous dirigent depuis bientôt quarante ans, et semble s’amplifier depuis 10 ans sous les règnes conjugués de Sarkozy et de Hollande. S’il fallait une preuve, celle-ci vient de tomber : une nouvelle agence de notation vient de dégrader la note française. Oh bien sûr, nous n’avons que faire des agences de notations américaines, censées distribuer les bons points aux bons élèves de la finance internationale… Mais tout de même,  cela révèle encore une fois que nos hommes politiques UMPS ne sont même pas capables de réussir ce qui leur tient pourtant tant à cœur : être bien vu à Wall Street, à Londres et à Bruxelles. « Shame on them ».

Puisque nous évoquions les guerres, parlons-en : Hollande vient d’entamer la célébration du centenaire de la guerre de 14. Nous reviendrons sans doute longuement sur celui-ci durant l’année à venir, mais permettons-nous déjà une remarque : qui, en France, ne peut pas ressentir l’immense déchéance que nous connaissons lorsqu’il ose mettre en parallèle Poincaré et Clémenceau avec Hollande et Ayrault ? C’est là une source d’ahurissement infini que de penser que les poilus de 14 qui se battirent comme des lions dans la boue et le sang pendant 4 ans, munis d’un patriotisme et d’un sens du sacrifice difficilement concevables aujourd’hui, être célébrés 100 ans plus tard par des socialistes dont la détestation de la France, de son peuple et de son Histoire ont été les fils conducteurs de leur pensée depuis déjà des années.

Que peut comprendre un ministre socialiste d’un poilu ayant donné sa vie pour son pays ?  Rien. C’est inconcevable. Alors, qu’ils soient célébrés 100 ans plus tard par des gens comme ça, voilà qui est pour le moins stupéfiant.

Heureusement pour les socialistes, le calendrier gouvernemental a trouvé de sacrés expédients pour ne parler surtout pas des sujets qui les fâchent. La consigne a été donnée : parler le plus souvent possible d’homophobie, de racisme et de misogynie, comme autrefois Chirac voulait ne parler que d’insécurité routière et de maladies du cancer. Voilà qui est bien pratique : pendant une semaine on occupe l’actualité avec un de ces sujets, on trouve un petit dérapage par ci par là (et même si on en trouve pas, on en invente), on fait mine de s’indigner, et c’est parti pour des jours d’enfumage.

Les Français ne sont cependant plus dupes de leurs manœuvres. Si le virage libéral de Mitterrand avait pu se cacher dans les loges des concerts de SOS Racisme durant les années 80, ce coup là ne réussira plus aujourd’hui. C’est fini. Les Français veulent des réponses et des solutions, et le théâtre en carton des hommes politiques UMPS a déjà brulé.

Cette semaine donc, les sangliers ne sont pas contents. Ils se révoltent et deviennent lucides. C’est à ce prix qu’ils ne finiront pas sur une broche.

Par Julien Rochedy, Directeur national du FNJ

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