Retrouvez le FNJ sur les réseaux sociaux

M. Valls valide nos thèses mais n’agit pas

M. Valls valide nos thèses mais n’agit pas

264529_156971157807127_239245950_n

Tribune libre de Donatien VÉRET, secrétaire départemental du FNJ – Val d’Oise

En déclarant qu’il fallait remettre en cause le regroupement familial – dont on sait, après les travaux de la démographe Michèle Tribalat, qu’il s' »auto-nourrit » et constitue le plus gros pourcentage de l’immigration en France – le Ministre de l’Intérieur valide les analyses portées depuis des années par le FN et le FNJ (Le péril migratoire, brochure de Paul-Alexandre Martin). Il est regrettable que cette remise en cause ne reste chez lui que verbale et s’inscrive dans le cadre d’une stratégie en vue de l’élection présidentielle de 2017.

Le sujet est pourtant grave et pose un problème inédit. La dénatalité structurelle de l’Europe et le boom démographique du continent africain, qui ne s’est pas encore stabilisé malgré le manque de ressources agricoles, pose en effet la question de l’immigration et de l’équilibre culturel de nos sociétés : comment la France pourrait-elle demain gérer l’impact de l’arrivée massive et continue de populations étrangères supplémentaires ? Dans Géopolitique des migrations, Maxime Tandonnet a bien montré que ce phénomène d’immigration massive, d’une ampleur inédite, aurait de lourdes conséquences sur les sociétés constituées et sur leur familiarité culturelle. Il aborde les thèmes de la mondialisation sauvage, du libéralisme économique débridé, du respect de la loi (dans le cas des flux clandestins) et de la préservation identitaire des pays concernés. In fine, si on ne peut plus décider de notre politique d’immigration, c’est la démocratie qui est atteinte en son coeur.

Le regroupement familial pose aussi le problème de la substitution de population, qui, dans certaines villes, rend majoritaires les minorités communautarisées par 40 ans de soumission au modèle « multiculturel » américain. Selon le géographe Christophe Guilluy (Fractures françaises), entre 1968 et 2005, « la part des jeunes d’origine étrangère est passée de 22 à 78% à Clichy-sous-Bois, de 23 à 75% à Aubervilliers, de 22 à 74% à La Courneuve, de 23 à 71% à Grigny, de 12 à 71% à Pierrefitte-sur-Seine, de 30 à 71% à Garges-lès-Gonesse, de 28 à 70% à Saint-Denis, de 16 à 67% à Saint-Ouen, de 22 à 66% à Sarcelles… ». Toujours selon Guilluy, « en Ile-de-France, on estime que 45% des naissances sont le fait de parents issus de l’immigration (contre 25% en France) ». Cette prédominance des populations d’origine étrangère induit un communautarisme dont les effets délétères se font sentir – nous l’avons vu récemment à Trappes ou Argenteuil. C’est un facteur d’insécurité culturelle et de fuite des classes populaires françaises. Il est impensable d’aborder le sujet du communautarisme ou de l’intégrisme religieux sans remettre en cause profondément notre politique d’immigration massive – ce que ne font ni l’UMP ni le PS.

Pour parachever son diagnostic, Monsieur Valls doit maintenant reconnaître le lien entre l’insécurité et l’immigration non maîtrisée. Le même Christophe Guilluy indique en effet que « contrairement à ce que laissent entendre les faux débats sur le sujet, la surdélinquance des populations issues de l’immigration, notamment jeunes, est une réalité bien connue. […] Dans tous les cas, deux causes contribuent à accentuer cette surdélinquance : l’importance des flux migratoires et l’absence de maîtrise de cette immigration. » Cette réalité, beaucoup de jeunes la subissent de plein fouet dans l’indifférence générale.

En tous les cas, les propos de Monsieur Valls, s’ils n’illusionnent personne en restant des mots sans traduction politique (voire la chronique de l’insécurité en France…), nous donnent raison. Ils nous permettre d’envisager sereinement l’avenir en comptant sur le bon sens des Français, qui ne se laisseront plus berner par les rodomontades. De plus, avec un Valls au gouvernement, Harlem Désir ne pourra plus jouer son numéro de moralisateur à notre égard, numéro déjà fortement usé.

    API Twitter non configurée.