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Lectures d’été n°1. L’économie française 2013, OFCE

Lectures d’été n°1. L’économie française 2013, OFCE

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Par Donatien VERET, secrétaire départemental du FNJ – Val d’Oise

Tous les ans aux éditions « La découverte », dans la collection « Repères », paraissent deux synthèses : l’une est le fait du CEPII (Centre d’Études Prospectives et d’Informations Internationales)et porte sur l’économie mondiale ; l’autre provient de l’OFCE (Observatoire français de conjonctures économiques) et porte sur l’économie française. Les deux prochains opus sortiront dès septembre prochain pour aborder les enjeux et les défis de l’année 2014.

En attendant leur sortie, on ne peut que conseiller comme lecture de l’été le précédent volet de L’économie française, qui porte sur l’année 2013.

Dans un langage technique mais accessible, les auteurs y analysent la structure de l’économie française et les effets de la conjoncture sur celle-ci. Le livre est découpé de façon claire en chapitre portant chacun sur une question précise (par exemple « L’économie française depuis un demi-siècle », « La place de l’État dans l’économie », « Le tissu productif français », ou encore « La politique industrielle entre mutations productives et contraintes de la mondialisation »).

Bien que l’on puisse déplorer un parti pris pro-européen (qui n’est guère étonnant vu l’affiliation de l’OFCE à Sciences po), l’analyse des carences et des erreurs d’orientation de la construction européenne est faite sans ménagement, avec une critique des péchés originels de la monnaie unique ou de l’absurdité de la règle des 3% de déficit public.

Est posée la question de la compatibilité de deux projets antagonistes au niveau européen : la « gouvernance par les règles » (politiques budgétaires automatisées, concurrence libre et non faussée, BCE avec pour seul objectif de lutter contre l’inflation) et l’exigence de réduction drastique des déficits publics demandées par l’Allemagne, la coordination intergouvermentale et la relance de la croissance portées par la France.

Les auteurs critiquent sévèrement le Mécanisme européen de stabilité (MES), contrôlé par les marchés : selon eux, les dettes publiques deviennent ainsi des actifs risqués, soumis en permanence à l’appréciation et à la spéculation des marchés financiers. En offrant une prime de risque sur les dettes, le MES les rend plus volatiles au risque de déstabiliser toute l’économie européenne.

Bien d’autres enjeux sont présentés. Pour une somme modique, et un livre concis (seulement 127 pages en petit format), tout militant politique pourra se procurer une synthèse très utile sur l’économie française et ses rapports avec l’Union européenne.

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