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Nos banlieues brûlent et nous regardons ailleurs…

Nos banlieues brûlent et nous regardons ailleurs…

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Tribune libre de Donatien Véret, Secrétaire départemental du FNJ – Val d’Oise

Trappes succède à Argenteuil et Brétigny dans le long cortège des émeutes qui agitent les banlieues françaises. Dès lors que nos élites n’osent plus appliquer la loi, la République cède et menace de se désunir. On ne peut pas transiger sur tout et se plaindre ensuite que les tribus en tout genre « testent » notre pays.

Ces émeutes révèlent beaucoup de choses. Elles révèlent une sourde crise de l’intégration et de l’assimilation que les Français connaissent, mais que la classe politico-médiatique ne veut jamais aborder.

Elles révèlent la démission des pouvoirs publics, qui n’osent plus exercer leur « monopole de la violence légitime », et laissent proliférer les atteintes à l’ordre républicain. On diffère ces émeutes par le saupoudrage de quelques aides, mais on ne les évite pas. 

Elles révèlent les stratégies de victimisation de sites et groupuscules comme Al Kanz ou le CCIF, qui ne sont jamais que les pendants islamistes des néo-conservateurs américains et français, et qui rendent un très mauvais service aux Français de confession musulmane. Ils devraient savoir qu’aucun Français qui a reçu en héritage des valeurs et une éducation ne peut tolérer les atteintes à l’ordre public ; personne ne se réjouit du désordre et personne n’excuse les comportements délictueux, encore moins les habitants de ce quartier. Il faudrait rappeler aussi à tous ces adeptes de la victimisation d’eux-mêmes, et de la diabolisation de la France, que notre pays a permis à des générations entières, notamment immigrées, d’accéder à la liberté de culte et d’opinion, à l’égalité juridique, à l’ascension sociale, à la sécurité physique, à l’universalité du savoir. Que le tout Paris pétitionnaire et les intégristes décrivent une France fermée, raciste et intolérante, voilà qui est révélateur de leur mépris.

Elles révèlent une incapacité à penser et à nommer le réel, qui sclérose le gouvernement. Avec ses déclarations assimilant délinquance et pauvreté, Valls renoue avec les démons de la gauche angélique et choquent les millions de nos compatriotes pauvres qui ne cassent pas, ne brûlent pas et ne volent pas.

Elles révèlent enfin la formidable amnésie de l’UMP : le règne de Nicolas Sarkozy s’est pourtant caractérisé par l’éviscération des programmes scolaires, la récurrence des émeutes, une diminution des effectifs de police et une explosion des flux migratoires.

Il ne reste qu’un parti pour mesurer l’extrême gravité de ces événements, qui préfigurent une dislocation de la République : le Front national. Tant qu’on dissimulera le lien entre immigration, communautarisme et insécurité (que Christophe Guilluy a parfaitement analysé dans Fractures françaises), tant qu’on criera à l’« idéologie sécuritaire » alors que les Français demandent de l’ordre et de l’autorité, tant qu’on masquera la réalité des  trafics illicites, tant qu’on prétendra dépasser la nation en oubliant de l’enseigner à l’école et en laissant proliférer les tribus et les individualismes forcenés, tant qu’on refusera de voir que le travail ne peut plus jouer son rôle d’intégrateur, on ne résoudra pas le problème des banlieues.

Ne laissons pas la situation devenir inextricable.

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