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LE BOBARD DE L’AUGMENTATION DE LA DETTE ET DES PRIX AVEC LA FIN DE L’EURO !

LE BOBARD DE L’AUGMENTATION DE LA DETTE ET DES PRIX AVEC LA FIN DE L’EURO !

julienrochedy

Tribune libre de Julien Rochedy, directeur national du FNJ

Hier mercredi 11 juillet, Marine Le Pen tenait une conférence de presse sur la crise économique que traverse l’Europe en ce moment. Démontrant par les faits que toutes ses prévisions durant la campagne présidentielle s’étaient avérées justes (récession, pérennité de la crise de l’euro, inefficacité totale des plans d’austérité etc.), elle a plaidé pour la seule solution pour nous en sortir : le changement du paradigme économique actuel en faveur d’une relance de l’économie, de la mise en place d’un protectionnisme intelligent et du retour aux monnaies nationales.

Mais voilà ! Un journaliste, bien élevé à l’orthodoxie économique mondialiste, bien servile et bien incapable de penser à d’autres modèles, a commis l’inévitable remarque : « Mais Mme Le Pen, si nous sortons de l’euro et que nous dévaluons notre monnaie, le prix de l’essence et des importations vont nécessairement augmenter, et la dette se creuser. ».

Bobards ! Faux arguments pour faire peur aux Français, ce qui est très facile à démontrer !

Augmentation du prix de l’essence ?

Supposons une dévaluation de notre monnaie de 25%. Les menteurs nous disent : « mécaniquement, le prix de l’essence à la pompe augmentera donc de 25% ». Rien n’est plus faux et plus mensonger.

D’abord il faut savoir que 80% du prix de l’essence est celui de l’impôt (taxes de la TIPP prélevées par l’Etat). Par conséquent ces 80% de prélèvements intégreraient nécessairement la baisse de 25% du prix de la monnaie. L’augmentation du prix de l’essence ne serait donc que de 7%, lesquels pourraient très bien être compensés par une taxation exceptionnelle des bénéfices des grandes compagnies pétrolières françaises. Au final donc, l’essence n’augmenterait pas du tout pour le consommateur français.

Augmentation des prix des produits importés ?

C’est oublier que deux tiers des produits importés en France viennent de l’Europe, et que si l’euro disparaît, c’est pour toutes les nations européennes de la zone euro. Par conséquent, si la France dévalue de 25% sa monnaie, la plupart des pays européens dévalueront bien plus ! En somme, les seuls produits qui risquent en effet d’être renchéris la première année seront les produits allemands, mais le prix des produits espagnols, italiens et autres baisseront. Il y aura donc un équilibre retrouvé dans le portefeuille des consommateurs français.

De plus, la dévaluation de la monnaie amènera mécaniquement un retour de la croissance et une augmentation des exportations, ce qui, au bout de quelques mois seulement, aura une incidence positive sur le pouvoir d’achat. En gros, certains produits coûteront peut-être plus cher, mais les Français auront plus d’argent !

Augmentation de la dette ?

Dans la même logique primaire qu’avec l’essence, les serviteurs des banques racontent qu’avec une dévaluation de 25%, la dette de la France augmenterait de 25%. C’est oublier que 80% des contrats des titres de la dette française sont en droit français, et que le passage de l’euro au franc se ferait sur une parité 1 Franc = 1 Euro.

Pour les 20% restants de contrats sur les titres de la dette en droit étranger, deux choses : en cas de dévaluation de notre monnaie, la plupart de ces créditeurs voudront vendre leurs contrats ; ils pourront être rachetés directement par la Banque de France qui aurait retrouvé ses prérogatives. Deuxièmement, on sait que d’après un arrêt de la Cour Internationale de Justice suite au contentieux entre la Suède et la France après guerre, une nation a le droit de rembourser sa dette dans sa devise nationale, quelle que soit la nature de la devise qu’il a empruntée au préalable. Aussi, c’est un mensonge éhonté de dire que la dette française augmenterait suite à une dévaluation.

Conclusion

Les tenants de l’orthodoxie économique n’ont plus rien à opposer au programme de Marine Le Pen, si ce n’est agiter des peurs n’ayant absolument aucun fondement économique.

L’euro va mourir parce qu’il est intenable, et ce pour le plus grand bénéfice de l’économie française. Encore une fois, ils peuvent s’exciter et raconter n’importe quoi, mais c’est Marine Le Pen et le Front National qui ont raison !

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