Retrouvez le FNJ sur les réseaux sociaux

Grand marché transatlantique : les artistes découvrent qu’ils sont protégés

Grand marché transatlantique : les artistes découvrent qu’ils sont protégés

551379_156907764480133_513298018_n

Tribune libre de Donatien Véret, Secrétaire départemental du FNJ – Val-d’Oise

L’affaire du grand marché transatlantique révèle de manière cocasse que les élites culturelles ont plus de poids dans notre pays que les forces qui le maintiennent encore en vie, et notamment son secteur agricole. Aptes à dénoncer la « fermeture des frontières », le « repli sur soi », à dépeindre les Français comme des Bidochon et la France comme un pays rance, les élites culturelles découvrent qu’elles jouissent d’un protectionnisme tout à fait nécessaire, et elles entendent bien le défendre bec et ongle.

Cette affaire prouve plusieurs choses : premièrement, le gouvernement se moque totalement des inquiétudes profondes qui fracturent nos campagnes et traversent le milieu agricole. Les paysans seront en effet les premiers à souffrir de ce traité de libre-échange dicté par les puissances d’argent et le dogmatisme libéral, mais à Matignon on n’entend que le cri des artistes. Deuxièmement, le droit de veto que la France devrait activer face à la scandaleuse libéralisation de la culture montre qu’elle peut encore peser de tout son poids dans le marche du monde et ne pas se plier aux exigences de technocrates et de lobbyistes : il semble donc que le gouvernement puisse, dans un moment de courage et de lucidité, s’opposer à la Commission de Bruxelles. Il faudra s’en souvenir !

Enfin, on espère maintenant que les artistes – et les médias – cesseront de cracher sur le protectionnisme, de le présenter comme le hérissement de murs ou de miradors, de nous traiter d’obscurantistes qui veulent fermer le pays sur lui-même, et qu’ils feront la promotion de la nécessaire protection économique !

    API Twitter non configurée.