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Compte-rendu de la réunion au Forum, autour de Florian Philippot

Compte-rendu de la réunion au Forum, autour de Florian Philippot

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Par Donatien Véret, Secrétaire départemental du FNJ – Val-d’Oise

Le FNJ d’Île-de-France a eu l’honneur de recevoir le 5 juin Florian Philippot, vice-président du Front national, chargé de la communication et de la stratégie. En présence d’une salle comble, il est revenu sur l’élan massif qui porte le Front national et qui pourrait le propulser en tête aux élections européennes : selon un sondage récent, le parti ferait jeu égal avec le PS et l’UMP à un an du scrutin, avec 21%. Par comparaison, le FN avait fait 6% aux dernières européennes en 2009, et il faut remonter à 1989 pour voir son meilleur score (11,73%). Nous serions en tête chez les jeunes de moins de 25 ans et de moins de 30 ans, mais en retard dans la catégorie des retraités : la captation du vote des retraités sera l’un des chantiers majeurs de notre mouvement. Lors de ces élections européennes, nous affirmerons, en prenant le contre-pied de Mitterrand, que « la France est notre avenir, la France est notre patrie », et nous mettrons en avant les 4 points fondamentaux de notre programme européen : la primauté du droit national sur le droit communautaire, le démantèlement réfléchi de la monnaie unique, la suppression de Schengen et le retour des frontières nationales maîtrisées, enfin le patriotisme et la protection économiques.

L’autre signe de notre progression, ce sont les 500 têtes de listes déjà investies aux municipales, soit déjà plus qu’en 1995 : ces municipales devraient être historiques, dans la ruralité, dans les villes moyennes, mais aussi dans les grandes villes comme Paris, Nice ou Marseille. Dans cette perspective d’implantation à long terme, une permanence du FN s’ouvre par semaine. Florian Philippot a exhorté les jeunes à nourrir cette dynamique en figurant sur les listes ou encourageant leur création.

Pourquoi cette progression ? Les Français prennent conscience, parfois confusément, qu’il n’y a plus de gouvernement réel mais des caisses enregistreuses de la Commission de Bruxelles, qui prend elle-même ses ordres à Washington et à Berlin. L’accession au pouvoir de François Hollande n’a pas été suivie des « 100 jours » de grâce présidentielle, mais au contraire d’une déception rapide, et le souvenir de la présidence désastreuse de Nicolas Sarkozy est toujours vif. Après 30 ans de balancier UMPS, et 30 ans d’intégration européenne de plus en plus poussée, les Français sentent qu’il faut un vrai changement et le retour de la souveraineté politique.

Pour entraver ou retarder cette prise de conscience, le gouvernement dispose de ce que Florian Philippot a appelé les « amuseurs » et les « enfumeurs ». Dans la première catégorie, il vise Cécile Duflot, dont la grande préoccupation est l’ouverture de salles de shoot, Najat Vallaud-Belkacem, qui donne des cours sur le sexisme aux ministres et revoit les programmes scolaires sous l’angle LGBT, ou encore Christiane Taubira, pour qui le problème majeur de la justice en France est celui de peines de prison trop sévères. Dans la seconde catégorie, il y a bien sûr Manuel Valls, censé incarner la sécurité, l’ordre et l’autorité, et Arnaud Montebourg, qui cherche à faire croire que le gouvernement travaille sur l’emploi, la protection et le patriotisme économiques. Dans les faits, les Français voient que le gouvernement est vidé de sa substance. Or, quand il n’y a plus que l’apparence du pouvoir, c’est le règne des mafias, des intérêts catégoriels, des lobbys et des puissances d’argent.

Dans ce contexte, la responsabilité du FN et du FNJ est immense : il faut reconstruire le pays. C’est une tâche dont il faut se montrer digne en se professionnalisant  en se structurant, en se perfectionnant dans les domaines qui touchent à l’économie et à la politique. Chaque responsable local doit multiplier les efforts. Tandis que la dédiabolisation est achevée dans le peuple, c’est désormais la quête du pouvoir qui doit être l’objectif majeur à travers l’implantation locale, la maîtrise des dossiers, la détection des talents et le travail militant, pour traduire dans le réel notre domination idéologique. La récente tribune sur l’école du Collectif Racine associé au RMB, publiée dans le Figaro, montre que le Front national s’adresse désormais à toutes les composantes de la société française.

Florian Philippot a distingué les deux grands piliers de notre engagement politique : la nation et le peuple. La nation est le cadre naturel de la vie collective d’un peuple, et l’instrument du rebond : elle seule permet, via l’Etat qui est son incarnation juridique, d’assurer la protection et l’instruction. Elle fait vivre l’espace où s’exprime la citoyenneté. Le peuple, second pilier, doit retrouver le chemin des assemblées du pouvoir : nous proposons la proportionnelle intégrale, qui permettra la représentation de toutes les tendances de la vie politique française, et la mise en place d’une République référendaire pour maintenir un contact direct avec les Français, via des référendums proposés par le pouvoir mais aussi des référendums d’initiative populaire (déclenchés par 500 000 signatures, comme par exemple en Italie).

Les questions ont ensuite porté sur la pertinence du clivage gauche-droite, explosé sous la pression des évènements et l’émergence de nouveaux enjeux (la relation à l’État-nation, à la frontière migratoire, économique, financière et politique, à la mondialisation, à l’Europe, à l’identité française).

Le sujet de la francophonie a été abordé. Florian Philippot estime que la France s’est rétrécie à l’échelle européenne alors qu’elle est aussi une « puissance extraeuropéenne », qui dispose d’une diplomatie et d’une langue internationales. On peut citer Chauprade, pour qui « le projet francophone est défendu par les partisans d’une politique étrangère fidèle à la vieille recherche de l’influence mondiale et de l’équilibre des empires », ou l’ouvrage Michel Guillou, Francophonie-puissance.

Nous avons enfin parlé du Marché transatlantique, qui prépare l’ouverture de la défense, de l’agriculture et de la culture à la concurrence sauvage, dans un esprit anglo-saxon. Face à ce projet complètement fou et dangereux, le silence des médias est assourdissant.

Le FNJ d’Île-de-France remercie chaleureusement Florian Philippot pour la clarté de son propos et sa disponibilité, et espère le revoir bientôt !

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