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Réflexion sur les propos de Marine Le Pen sur la destruction des cités

Réflexion sur les propos de Marine Le Pen sur la destruction des cités

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Tribune libre de Jean-Christophe Lefevre, secrétaire départemental FNJ de l’Aube. 

Ce mardi 06 mai, à Rozay-en-Brie (Seine et Marne) , notre Présidente a choqué la classe politique socialiste en exprimant son avis sur l’avenir à donner aux cités : il est « impératif d’organiser […] la destruction des cités construites dans les années 1955 à 1970, et leur remplacement par un habitat de taille et d’esthétique traditionnelles » propos auxquels le président socialiste du Conseil Général de Seine Saint Denis Mr Troussé répliqua : « En proposant de détruire les cités pour les remplacer par un habitat traditionnel, on atteint un niveau de bêtise, d’incompétence et de violence » exceptionnel. « Sans doute n’a-t-elle jamais entendu parler de Le Corbusier »

Rappelons juste à ce cher élu que M. Le Corbusier, proposa dans le « plan voisin entre 1922 et 1925 » de détruire le centre ancien de Paris pour y construire 500 000 logements neuf. Paris ne serait sans doute plus Paris si cette « idée » avait été mise en application.

Mais si l’on y regarde de plus prêt, la proposition de Marine Le Pen est très intéressante sur plusieurs points que je vais développer :

• Les « cités » ont été, à l’origine, construites non pas en périphérie des villes, mais à l’extérieur de celles-ci. Elles formaient déjà à elles seules une zone, qui ne s’articulait pas dans une vision globale d’agrandissement d’une ville telle que nous l’imaginons. Leurs esthétiques tranchaient radicalement avec l’existant (mouvement moderne) et accentuaient ainsi leur exclusion à venir. Cependant, elles avaient le mérite de répondre rapidement à une demande croissante de logement suite à la reconstruction d’après guerre, au papy boom, et à l’arrivée de main d’œuvre étrangère. N’oublions pas que ses bâtiments possédaient l’eau courante et le tout à l’égout, chose encore rare à l’époque…
• Lorsque l’on imagine une cité, on imagine des barres, et des tours… Dans l’esprit des gens, ses logements sont des habitats denses ! Il n’en est rien !
Prenons Shangai : 3 600 hab/km², Tokyo : 6 000 hab/km², New York : 6900 hab/km², Séoul, 17 200 hab/km². Toutes ses villes sont des villes « récente » et « verticales » pourtant, le Paris Hausmanien possède une densité de 21 300 habitant/km² !
Vous me direz quel est l’intérêt d’accroître la densité d’une ville ? : Proportionnellement moins de réseaux à entretenir, plus de services à proximité de chez soi, plus de chance de trouver un logement près de chez soi, et enfin, ne plus considérer un champ de blé comme un « rien » en laissant la ville le grignoter un peu plus chaque jour, mais bien comme un « espace vivant » moteur de notre développement.
• Détruire pour reconstruire, permettrait aussi de lutter contre la délinquance. En effet, nous savons que certains éléments architecturaux sont propices à des situations de délinquances : hall d’immeuble, grande pelouse, angle de bâtiment refermé, petit passage…
• Ce serait aussi l’occasion de créer dans une ville existante un « nouveau centre » en considérant que nous n’allons pas construire que des logements, mais que nous allons aussi favoriser l’implantation de commerce de proximité, d’entreprise, de magasins en tous genres… Les effets créés seraient très bénéfiques pour la population : réduction du temps passé dans les transports, proximité de l’emploi, centre ancien moins attrayant donc équilibrage des prix immobiliers…dynamisation des transports modernes …
• Enfin, ce projet de grande envergure, en plus des emplois, du dynamisme, du regard des autres pays sur notre politique, permettra de construire des logements aux normes écologiques et sanitaires, avec tous les avantages qui vont avec.

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