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Mariage homosexuel, Mur des cons : sommes-nous réellement en démocratie ?

Mariage homosexuel, Mur des cons : sommes-nous réellement en démocratie ?

manifpourtous

Tribune libre de Damien Monchau, membre du Bureau départemental du FNJ – Rhône

Si l’on se devait de positiver en toute situation, cette réforme du « mariage pour tous », qui à mon sens tient plus de la destruction volontaire de la famille et de la filiation que d’une avancée sociale, aura mis en lumière un certain nombre de faits qu’il me semble intéressant de souligner.

Le pouvoir en place cherche à nous imposer une société libertaire, contre l’avis du peuple en lui refusant sa légitime demande à se prononcer lui même par référendum sur ce qu’il adviendra du projet de loi de notre Garde des Sceaux séparatiste. Et pour cela tout les moyens sont bons.
Se revendiquer représentant de la majorité des français, qui de fait doivent donc soutenir majoritairement ce projet de loi faisant parti du programme présidentiel. Alors qu’à bien regarder les chiffres de l’élection présidentielle, seulement 39 % de la totalité des votants (prenant donc en compte votes blancs et abstentionnistes) ont accordé leur soutien à sa flambiesque majesté. Si en plus l’on déduit de ce chiffre également ceux s’étant exprimés dans le seul but d’exclure le Président sortant, il devient difficile de justifier les positions du gouvernement.

Mais nos amis socialistes ne s’arrêtent pas là ! Mensonges éhontées sur les chiffres, trucages de photos aériennes du cortège de La Manif Pour Tous, emploi de la force publique des plus strictes quitte à gazer (c’est le terme juste à employer dans ce genre de situation, n’en déplaise à Monsieur Valls) de « dangereux enfants d’homophobes » alors que dans un même temps, l’on autorise les exactions commises lors de mouvements sociaux par les amis syndicalistes (violences sur agents de police, destruction de biens privés et autres joyeusetés).

Mais rendons à César ce qui est à César. Rien de tout ceci n’aurait été possible sans le concours de la très grande majorité des médias qui, comme à leur habitude, ont travaillé d’arrache-pied à nous imposer comme évidence même leurs positions idéologiques : validation des chiffres officiels sans aucune remise en question, refus de révéler au grand jour l’affaire des photos truquées du Ministère de l’intérieur, tentative de discrétisation de l’opposition, ne pouvant être bien évidement qu’homophobe. Sans même parler des reportages sur la terrible injustice que représente l’interdiction de la PMA ou la GPA en France.

En tête de fil de ces amis du pouvoir, il convient de remercier tout particulièrement Pierre Bergé et son journal Le Monde qui, pour sa servilité frisant l’ineffable, mériterait d’être décoré de la légion d’honneur s’il n’en était pas déjà commandeur !

A ces pratiques antidémocratiques, il convient d’ajouter la dernière trouvaille de l’actualité : le Mur des Cons. Mur où sont épinglées les diverses photos de personnalités politiques ou médiatiques, classées à droite, et ce au sein même des locaux du Syndicat de la Magistrature. Affaire qui de fait remet en cause l’impartialité des magistrats, et donc de la justice.

Nous ne pouvons que constater que le pouvoir législatif, exécutif, judiciaire, mais aussi le quatrième pouvoir officieux qu’est celui des médias, travaillent main dans la main à nous imposer une société à laquelle le peuple de France est extrêmement réticent. Pour cela, l’on va jusqu’à faire fi de la séparation des pouvoirs au sein d’un Etat, principe garant de la démocratie.

Tout ceci mis bout-à-bout nous oblige à nous poser cette question légitime : vivons-nous réellement en démocratie ?

Il devient plus que nécessaire, pour ne pas dire indispensable de ne pas se laisser aller à la démobilisation. Nous nous devons de garder en tête que le « mariage pour tous » n’est plus qu’un problème parmi une multitude d’autres. Il est devenu un symbole de notre opposition farouche face à la dictature de l’Etat au profit de minorités, allant jusqu’à nier au peuple son droit à l’expression.

Nous devons continuer le combat ! Et si l’Etat persévère dans ses dangereuses lubies, il ne fera qu’accroître la colère du peuple qui jusqu’à maintenant, quoi qu’en dise, s’est exprimée pacifiquement.

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