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Vincent Peillon à Gonesse : le marchand de flou

Vincent Peillon à Gonesse : le marchand de flou

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Tribune de Donatien Véret, secrétaire départemental du FNJ du Val d’Oise

Vincent Peillon, Ministre de l’Éducation nationale, était ce matin dans ma ville de Gonesse pour évoquer la situation de l’école en France. Le Ministre s’est livré à un exercice d’acrobatie propre à son gouvernement, qui consiste à lancer des sujets sans cohérence et sans concertation. Surprenant à la fois les syndicats et les instituteurs, notre marchand de flou a proposé de raccourcir les vacances d’été de 8 à 6 semaines… Si cette proposition peut être l’objet d’un débat (et l’on peut se demander quel impact peut avoir une longue coupure sur la scolarité des élèves en difficulté, par exemple), elle apparaît déconnectée des enjeux centraux de l’école en France. C’est une mesure gadget, tout comme celle des rythmes scolaires.

Nous proposons, dans le programme du Front national, plusieurs pistes concernant l’école primaire, et notamment :

  • Réhabiliter la méthode syllabique dans l’apprentissage de la lecture ;

  • Étoffer les programmes d’histoire-géographie largement mis à mal : le retour de la chronologie historique et des figures symboliques de l’histoire de France, l’utilisation de cartes permettant un meilleur apprentissage de la géographie française ;

  • Se concentrer sur les savoirs fondamentaux, comme le calcul, la lecture, l’élocution, l’orthographe, les sciences, l’histoire, la géographie, et éviter la dispersion dans des activités dites « d’éveil », souvent inutiles ;

  • Réaffirmer l’autorité du maître : l’élève n’est pas le centre de l’école, c’est la transmission du savoir qui l’est, et le maître est au-dessus de l’élève ;

  • Retrouver les vertus de la proximité et des petites structures scolaires, avec leur maintien dans les zones rurales notamment ;

  • Mettre en place des cours obligatoires pour les parents ne maîtrisant pas le français, afin de permettre leur intégration et la compréhension du parcours de leurs enfants.

Ces mesures sont des préalables essentiels à la refondation de l’école : sans école, pas d’ascension sociale et pas de méritocratie… C’est une institution sacrée pour nos compatriotes.

Nous demandons à Monsieur Peillon de définir une ligne claire et de prendre la mesure des inquiétudes liées à l’effondrement de l’école. Il ne suffit pas de diffuser ses opinions au fil de l’eau, sans grande conviction… Nous conseillons, à lui le lecteur de Ferdinand Buisson, l’une des phrases de son maître : « L’opinion fait les hommes de parti, la conviction les hommes de devoir ».

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