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Compte rendu de la réunion de section du FNJ Gironde du 06/02 /2013

Compte rendu de la réunion de section du FNJ Gironde du 06/02 /2013

jeanbaptiste_defrance

Compte-rendu de Jean-baptiste Defrance, Secrétaire départemental du FNJ – Gironde.

Le mercredi 6 février le FNJ Gironde se réunissait pour sa réunion de section à la permanence FN de Bordeaux.  Cette réunion est organisée tous les premiers mercredis du mois à Bordeaux pour tous les adhérents et sympathisants du FNJ  du département.  Après avoir fixé les actions du mois, nous avons débattu d’un thème d’actualité, cette semaine c’était la guerre au Mali. Nous avons d’abord rappelé  le contexte et la chronologie du conflit puis débattu de la pertinence de l’intervention et de la suite des événements. Le Mali est une nation artificielle créée sur la base d’une circonscription coloniale, sa géographie humaine est marquée par un fort clivage nord /sud. Le sud qui concentre l’essentiel de la population est Bantou alors que le nord peu peuplé est habité par des populations arabo-berbères dont le groupe le plus important sont les Touaregs. Depuis la fin de la colonisation les populations du sud dominent démographiquement les populations du nord, ces dernières sont en révoltes chroniques contre celles du sud. En janvier 2012 suite à l’effondrement du régime libyen, qui était un élément stabilisateur de la zone sahélienne, le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA), qui lutte pour la constitution d’un état national Touareg, s’insurge contre le gouvernement malien. Les nationalistes Touaregs passent alors une alliance de circonstance avec les groupes fondamentalistes islamistes. Les nouveaux alliés écrasent l’armée malienne et se rendent maitre de tout le nord Mali. Mais les nouveaux vainqueurs n’ont pas le même projet politique les Touareg souhaitent seulement un état indépendant qui protège leur culture, alors que les salafistes souhaitent un état islamique fondé sur la sharia et entreprennent l’extermination des formes traditionnelles de l’islam africain, imprégné d’animisme, qu’ils considèrent comme hérétique. Les 2 factions entre donc en conflit à l’été 2012, La France refuse d’intervenir et d’aider les Touaregs qui l’appelle à l’aide, ceux-ci sont rapidement débordés par les salafistes et mis en déroute à la fin de l’été. La non-intervention de la France à ce stade s’explique par la crainte que la victoire Touareg entérine la partition du Mali.  Profitant de la passivité de la France des bandes salafistes se lancent à la conquête du sud en Janvier 2013. Le gouvernement malien incapable de résister appelle à l’aide la France qui répond favorablement. Le gouvernement français intervient pour plusieurs raisons premièrement le mali est un état ami francophone avec qui la France entretient des liens historiques, deuxièmement la France à de nombreux intérêts économiques au mali, troisièmement du fait de ses intérêts économiques le Mali compte une nombreuse communauté d’expatriés français qui est menacé directement par les salafistes. La France déclenche donc l’opération serval  et l’armée française disperse en quelques semaines les hordes salafistes. Cette intervention était sans conteste une bonne chose qui a garantie la protection de nos intérêts dans la région et en plus redorée le prestige de  la France en Afrique. Mais l’on peut s’interroger sur la suite des événements, en effet si les salafistes ont été dispersés ils n’ont pas disparu. Ils se sont fondus dans la population civile comme l’a montré l’attentat suicide à Gao vendredi dernier. De plus  la reconquête du nord effectué par l’armée française ne règle pas les causes profondes à l’origine de la guerre, qui est le rejet de l’état malien  par les populations du  nord.  Pire l’armée malienne humiliée que traînent les troupes françaises dans leur sillage risque de se lancer dans des représailles contre les populations du nord accentuant le rejet de l’état malien. Or il faudra le soutient des populations locales pour exterminer durablement les salafistes. Espérons que l’état français sera audacieux et aura la lucidité d’analyser la singularité des réalités humaines de ces territoires pour inciter Bamako à reconsidérer le statut politique des populations du nord, condition d’une paix durable et de l’extermination du péril islamiste au cœur de l’Afrique.  Pour ceux qui souhaitent aller plus loin je me permets de recommander le blog de l’africaniste Bernard Lugan.

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