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Réponse à la tribune de Najat Vallaud-Belkacem : Elle rêve, la jeunesse !

Réponse à la tribune de Najat Vallaud-Belkacem : Elle rêve, la jeunesse !

julien_rochedy

Réponse à la tribune de Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, publiée le 03/02/2013 dans MediaPart.

« C’est la tradition même de notre pays, de notre pacte républicain, que de lui [la jeunesse] garantir le droit de rêver, le droit d’imaginer une société nouvelle et de l’accompagner dans la mise en œuvre de ce projet ».

C’est sur ces mots que se termine la tribune sur la jeunesse de France qu’a publiée Najat Vallaud-Belkacem sur le site d’information MediaPart. Dans la lignée des déclarations de François Hollande, la ministre des Droits des Femmes insiste à nouveau sur l’idée que l’action du gouvernement socialiste devra être jugée à l’aune des accomplissements en faveurs des jeunes de notre pays.

L’intention est tout à fait louable et il est juste de le préciser dans un pays où, effectivement, l’avenir des jeunes apparait comme obscur. Si tous les signaux sont aujourd’hui au rouge en France, il faut dire qu’ils sont au rouge vif pour la jeune génération.

Sur toutes les difficultés que connait notre pays, la jeunesse est partout en première ligne. Le chômage ? Elle connaît, avec un taux de 25% parmi les moins de 25 ans. La précarité ? Elle connaît, avec la multiplication des emplois dits précaires, les CDD à répétition, les intérims ici ou là. La crise du logement ? Elle connaît aussi, parce que sur les 10 millions de personnes qui seraient touchées par la crise du logement, une bonne part est constituée des moins de trente ans.

Au niveau de l’enseignement, c’est, pour reprendre le mot d’Alain Finkielkraut, le « désastre ». L’école de la République ne transmet plus le savoir dont elle a normalement la charge, les diplômes français sont au rabais et les Universités françaises font pâle figure dans le classement des universités internationales.

Enfin, regardons les problèmes jusqu’au bout : la jeunesse française vit dans une crise morale et d’identité majeure : on a voulu faire d’elle une génération hors sol, coupée de toutes traditions, sans repère, sans passé, ce qui a obéré de manière grave sa capacité à se projeter dans l’avenir. Le communautarisme, l’insécurité, l’individualisme-roi, ça aussi elle connait particulièrement.

Face à cette situation dramatique, le gouvernement de François Hollande veut faire croire qu’il prend le problème à bras le corps en proposant une soi-disant politique de jeunesse destinée à faire à nouveau « rêver les jeunes ».

La première remarque que nous pouvons faire au Front National de la Jeunesse porte sur la pertinence d’une « politique de jeunesse » en tant que telle. Non pas que la jeunesse ne mérite pas que l’on s’attarde particulièrement sur elle, mais enfin, les difficultés qu’elle connait sont à prendre dans le cadre plus général des difficultés de notre pays tout court. Catégoriser les problèmes nous apparait comme une position des plus démagogiques.

Un exemple : si le gouvernement socialiste s’attaquait véritablement au chômage, en menant une grande politique de relance et de réindustrialisation, possible uniquement en protégeant un peu la France de la mondialisation sauvage – comme le sait d’ailleurs très bien Arnaud Montebourg lorsqu’il écrit des livres, soit dit en passant –, alors la jeunesse en bénéficierait comme tout le reste des Français.

Au lieu de cela, le gouvernement ratifie des accords de soi-disant « flexi-sécurité » qui, et il le sait bien, fera que les jeunes seront tout particulièrement des salariés kleenex. Cet accord a été justement dénoncé par Marine Le Pen (http://www.frontnational.com/accord-sur-lemploi-pme-oubliees-salaries-sacrifies-signez-notre-petition/).

Notre deuxième remarque porte sur le détail de cette politique de la jeunesse proposée par François Hollande. Certes, il y a des éléments qui ne sont pas mauvais en soi, à l’instar du contrat de génération, mais l’ensemble nous parait toutefois « petit-bras », voire carrément inutile par rapport à la gravité du problème.

Les emplois d’avenir, resucées des emplois-jeunes, sont des emplois pourris offerts à la jeunesse : aidés donc coûteux, ne rapportant aucune richesse, à durée déterminée, ils auront sans aucun doute le même avenir que leur grand frère de l’ère Jospin : complètement nul. Ils ne concerneront qui plus est qu’une toute petite part de la jeunesse.

Sur les réformes envisagées à l’université, nous ne pouvons que déplorer qu’aucune n’aille dans le sens de l’excellence qui devrait être normalement leur apanage. Au contraire, la pluridisciplinarité des licences souhaitée risque d’aggraver encore plus la dévalorisation des diplômes et l’infantilisation des étudiants. (Voir communiqué de presse sur le sujet ici : http://www.frontnational.com/2013/01/mme-fioraso-luniversite-nest-pas-le-lycee/ )

Au sujet de la formation et de l’orientation, Marine Le Pen proposait dans son projet présidentiel la création d’un grand service national de l’Orientation, piloté par le ministère, afin que les jeunes puissent être beaucoup plus efficacement orientés pendant et à la sortie de leurs études. Voilà par exemple une idée qui aurait été très utile, et bien sûr nous n’en trouvons aucune trace chez les socialistes.

Ce que le gouvernement doit bien comprendre, c’est que la jeunesse française ne peut avoir un avenir que dans la mesure où leur pays en a un. Or, en bradant tout le temps la souveraineté de la France, en ouvrant totalement ses frontières pour qu’elle se fasse violer par tous les vents mauvais de la mondialisation, et en favorisant un grand remplacement de population à cause d’une immigration massive, François Hollande détruit la France, en digne successeur de Nicolas Sarkozy qui menait la même politique. Sans la France, les jeunes Français ne peuvent être que démunis.

Alors, quand la porte-parole du gouvernement Vallaud-Belkacem écrit que François Hollande veut faire « rêver la jeunesse », il faut hélas le comprendre comme la célèbre moquerie « tu rêves ! ».

Oui, la jeunesse française rêve. Mais elle rêve d’autre chose que ce que le gouvernement socialiste peut offrir : elle rêve d’emplois, de valeurs, d’identité, de culture, d’avenir ; autrement dit, elle rêve de ce que seul un projet patriote et alternatif peut lui délivrer.

Mme Vallaud-Belkacem, nous sommes désolés de vous le dire, mais ce projet est aujourd’hui celui de Marine Le Pen.

 

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