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Le PS et le sens des mots

Le PS et le sens des mots

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Par Estelle Arnal, membre du Bureau national du FNJ

Le mariage des couples homosexuels, le droit de vote des étrangers et l’euthanasie sont des sujets sociétaux récemment évoqués par le Gouvernement socialiste et sujets à controverses tant sur la forme – faisons comme si il n’y avait pas d’autres problèmes à résoudre en priorité, ceux auxquels les Français sont confrontés chaque jour – que sur le fond. C’est sur ce dernier aspect que j’ai envie de m’interroger puisque ces trois projets invitent à la réflexion, au débat d’ordre moral.

A l’heure où de récents sondages dévoilent que 70% des Français estiment qu’il y a trop d’étrangers en France, que 71% des Français pensent que l’intégration n’est pas une réussite, que 61% des Français admettent que la mondialisation est un danger quand les militants et personnalités politiques ignorent ces inquiétudes en s’occupant prioritairement des projets cités précédemment ; à l’heure où ces mêmes personnes se pavanent en affirmant que leur façon de penser est démocrate, républicaine et source d’égalité (trois mots utilisés abusivement comme gage de sainteté) et en taxant de « racistes », « homophobes » et « fascistes » ceux qui osent penser différemment, nous pouvons nous demander si il n’y pas un fossé entre les politiques en place et le peuple. La réponse est oui : en plus de se tromper de priorités et d’ignorer les inquiétudes du peuple, les politiques en place – et notamment la Gauche – espèrent vouloir changer la façon de penser de nos concitoyens puisque sombres imbéciles que nous sommes, d’après eux, nous ne pensons pas correctement… Dualisme entre le peuple et les élites que nous avions déjà retrouvé lors des débats relatifs à l’abolition de la peine de mort, le droit à l’IVG ou plus récemment lorsque nos bienveillants parlementaires ont adopté le traité de Lisbonne quand nous refusions – par référendum – ce même traité à quelques mots près…

Bref, comme les plébéiens que nous sommes ne pensent pas bien, les oligarques vont choisir notre destin. Mais puisqu’ils ont été élus, ils ont la légitimité de le faire. Voilà ce qu’ils nous répondront en évitant – bien évidemment – de remettre en question les modes de scrutin injustes qui permettent aux électeurs de Mélenchon ou de Joly d’être mieux représentés que ceux de Marine Le Pen alors qu’elle a réuni plus d’électeurs que ces derniers. Le système de représentation est donc biaisé de par sa constitution – le mode de scrutin – et son application – bafouer un référendum, ignorer les inquiétudes et souhaits du peuple – et ils osent nous parler de démocratie ? Les Athéniens doivent tomber sur la tête pour ne pas dire se retourner dans leur tombe !

En fait, le problème des socialistes est le suivant : ils n’acceptent pas l’idée que les citoyens ne puissent penser comme eux puisqu’ils sont du côté du Bien, du progrès et de la modernité et en sont persuadés. Alors quand les socialistes respecteront enfin les valeurs démocratiques, républicaines et d’égalité dans lesquelles ils se drapent incessamment, peut-être me déciderai-je à les prendre au sérieux.

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