Retrouvez le FNJ sur les réseaux sociaux

L’amnésie de l’UMPS au service de l’hégémonie américaine

L’amnésie de l’UMPS au service de l’hégémonie américaine

Par Jean-Eudes Gannat, Secrétaire départemental du FNJ – Maine-et-Loire

L’UMPS n’a décidément pas retenu les leçons de l’Irak et de la Libye. Après avoir tué plus de 20 000 civils en Libye au nom des droits de l’Homme et de la démocratie et pour finalement laisser s’instaurer un régime islamiste, après l’arrivée aux pouvoirs d’islamistes en Tunisie, au Yémen et en Égypte, journalistes et politiques continuent d’applaudir ce qu’ils appellent le Printemps arabe. Haro, donc, sur le dictateur Al-Assad ! En plus d’un an, pas un jour ne s’est passé sans que les médias ne nous parlent de la guerre civile en Syrie.

Oubliant que les rangs de l’opposition sont en grande partie composés de djihadistes de nombreux pays (notamment Britanniques et Français), le gouvernement français et l’Union Européenne se rangent de leur côté au mépris du droit international. Mieux, tandis que plus de 8,5 millions de Français vivent avec moins de 964 euros par mois et que 3,5 millions de personnes sont mal logées, François Hollande, servant les intérêts américains, soutient financièrement et à hauteur de trois millions les rebelles et plaide même pour une intervention quand les familles de militaires français ne touchent pas toutes leurs pensions.

Au conseil de l’OTAN, les anglo-saxons utilisent la même recette que pour l’Irak en 2003. M. Hague et les télévisions américaines ont ainsi agité le spectre des armes chimiques, comme ils l’avaient fait pour s’approprier le pétrole Irakien en 2003, avec les résultats que l’on sait (plus de la moitié des Irakiens sont au chômage ou en sous-emploi, le niveau d’alphabétisation a chuté, les minorités, notamment chrétiennes, sont persécutées par un régime ayant abandonné la laïcité depuis l’intervention américaine etc…). Chacun devrait pourtant se souvenir que dans ce même conseil des Nations Unies, M. Powell fournissait il y a onze ans des preuves irréfutables, photos à l’appui et flacon en main, de la détention d’armes chimiques par Saddam Hussein, armes dont on ne vit jamais la couleur et qui n’étaient qu’un prétexte à l’ingérence américaine dans une région stratégique. L’exemple récent de la Libye et de la venue pour un déjeuner des patrons du CAC 40 dès le lendemain de la mort de Kadhafi est également significatif.

Tout comme pour l’Irak et la Libye, c’est bien pour des raisons énergétiques et/ou financières que les Etats-Unis soutiennent les rebelles. Pour prouver cela, il nous faut revenir quelques mois avant cette insurrection « populaire ».

– En novembre 2010, l’Arabie Saoudite et le Qatar ont demandé à Bachar Al-Assad de pouvoir ouvrir des oléoducs et gazoducs d’exportation vers la Méditerranée orientale. Ces oléoducs leur auraient permis d’envoyer plus de gaz vers l’Europe. La Syrie a refusé, soutenue par la Russie qui y voyait une volonté américaine, française, saoudienne et qatarie de diminuer la dépendance européenne au gaz russe*.

– En février, soit trois mois plus tard, les premières revendications contre le régime apparurent, soutenues quasi immédiatement par les médias occidentaux. Dans le même temps, tous les observateurs ont pu constater l’apparition de combattants djihadistes venus du Qatar et d’Arabie Saoudite, puis de la région entière et enfin même d’Europe !

L’ Europe devrait se souvenir que lorsque les américains ont aidé des islamistes, considérés alors comme des alliés de circonstance, ils sollicitent notre aide quelques années plus tard afin de lutter contre le terrorisme international. C’est ce qui s’est passé en Afghanistan où, après avoir financé les moudjahidines, les Etats-Unis et l’OTAN ont envoyé des hommes durant plus d’une décennie, opération qui coûta la vie à 88 soldats français pour des intérêts qui n’étaient ni les leurs ni ceux de leur Patrie.

Mais qu’importe le bon sens, la France abandonne – grâce à l’UMPS – sa souveraineté à l’OTAN qui sert les volontés hégémoniques Américaines et les multinationales mondialistes au profit d’islamistes qui nous haïssent.

La France doit cesser son interventionnisme mortifère, encouragé par les tenants du mondialisme économique, les va-t-en-guerre bobos, et les atlantistes qui, se drapant de bons sentiments, sont responsables de la mort de nos soldats, de milliers de civils et du développement de l’Islam radical à travers le monde, confirmant ainsi qu’en politique les bons sentiments mènent à de bons accidents…

* : Où vont la Syrie et le Moyen-Orient, Aymeric Chauprade : lire l’article.

    API Twitter non configurée.